Atelier des femmes sur le mariage précoceLe samedi 16 janvier 2016 une formation s’est tenue au profit des femmes d’Amnesty International (AI) Mali sur le mariage précoce. L’atelier de renforcement de capacités, tenu dans la salle de conférence de l’Association pour la Promotion de la Femme et de l’Enfant au Mali (APROFEM) à Bamako, a été organisé par le réseau des femmes d’AI Mali. M. Boulakssoum CISSE de la DNPEF et M. Amadou DIALLO, Expert chargé des questions juridiques au secrétariat Permanent de suivi de la mise en œuvre de la Politique Nationale Genre ont animé les sessions portant sur la définition du mariage précoce, l’Etat de lieu du phénomène, les causes du mariage précoce et les fondements de la lutte contre ce fléau.

Ces fondements reposent sur un cadre juridique (niveau national, régional et international) et un cadre institutionnel qui s’intéresse de plus en plus aux actions en faveur de l’abandon de la pratique du mariage précoce. Au plan international, le Mali a adhéré à de nombreux instruments juridiques internationaux de promotion et de protection des droits de l’enfant et de la femme. La constitution du 25 février 1992, apporte une protection globale à la personne humaine. En ce qui concerne la législation nationale, certains textes comportent des dispositions favorables aux filles/femmes auxquelles elles peuvent recourir pour protéger et faire valoir leurs droits, même si le Code des Personnes et de la Famille laisse encore la porte ouverte au mariage précoce en ce qu’il fixe l’âge du premier mariage de la fille en dessous de celui fixé par les textes internationaux et régionaux. Les défenseurs devront contribuer à disséminer les textes et conventions relatifs aux violations des droits de la jeune fille dans les langues que le citoyen lambda comprenne.

Ont pris par à cette importante rencontre 24 participantes parmi lesquelles les chargées des femmes des coordinations des régions de l’intérieur. La cérémonie d’ouverture fut présidée par le Directeur Exécutif, M. Saloum D. Traoré et le Président M. Drissa Fomba. Ils ont appelé les femmes à mener la lutte contre le mariage précoce en abordant la question de façon contemporaine en dépassant les considérations religieuse, culturelle et sociale, en suscitant le débat partout où elles se trouvent dans les groupes de tontine, grins, etc.

En rappel le réseau des femmes a mené de nombreuses actions en 2015, entre autres : la commémoration de la journée internationale des femmes avec le Groupe Mali 6 de Kalaban coro, le 7 Mars 2015 ; une animation radiophonique sur l’espace "plateau des artistes" sur une communication hebdomadaire en juin 2015, tous les mardis dans l’après midi sur les droits sexuels et reproductifs, en collaboration avec la Radio Nassira Oulé ; la participation au lancement de la campagne "Mon corps mes droits" au Burkina Faso, en présence du représentant de l’Ambassadeur du Burkina Faso et du président de la colonie burkinabé à Bamako, au mois d’août 2015 ; les activités d’Education aux Droits Humains des groupes et prè-groupes à travers le pays ; la célébration de la journée panafricaine des femmes à travers un match de football organisé groupe Mali 2 ; l’animation au cours de la semaine de l’étudiant d’une conférence sur les droits sexuels et reproductifs à l’Institut Universitaire de Gestion (IUG) de Bamako. Toutes ces actions ont permis de lancer des messages à l’endroit des autorités maliennes et étrangères en faveur du respect des engagements pris concernant les droits des femmes.

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